23.12.2011

D'une année (politique) à l'autre...

Voici Noël! L'occasion de faire le point sur l'année écoulée, riche en actualité politique, et d'envisager quelques pistes pour la prochaine.

Au niveau mondial, on retiendra certainement deux séries d'événements majeurs en 2011: le Printemps arabe et la crise de la dette en Europe. Quelle différence entre les deux! Le premier symbolise ce qu'il peut y avoir de meilleur dans l'homme: le courage de se battre pour sa liberté, la volonté d'en finir avec les tyrannies, le sentiment d'appartenance à une fraternité internationale (grâce aux réseaux sociaux notamment) - ceci même si la situation actuelle dans les pays "libérés" est loin d'être rose. A l'inverse, la crise de l'euro symbolise la décrépitude du monde occidental et européen, enferré dans ses compromissions politiques et financières, et la faiblesse de dirigeants incapables de tracer une ligne claire dans leurs actions...

Quel contraste! Des pays arabes, longtemps considérés comme arriérés, qui manifestent leur modernité, leur envie de rejoindre le monde occidental et ce dernier qui se décrédibilise dans le même temps, notamment l'Union européenne, porteuse d'un rêve merveilleux dans la 2e moitié du 20e siècle et maintenant échouée sur des rivages vaseux...

Ces deux mouvements de fonds nous interpellent sur nos actions de citoyens - et pour certains d'entre nous, de femmes ou d'hommes politiques. Il existe sans doute deux manières fondamentalement différentes de réagir. La première se retrouve sous les traits des "Indignés" qui se mobilisent en Espagne, en Grèce, aux Etats-Unis et ailleurs. Ceux-ci espèrent que leur révolte permanente fera changer les choses par un rapport de force avec les décideurs, les "possédants". C'est une noble ambition, mais tout porte à croire qu'elle s'éteindra petit à petit, faute de résultat et de combattants suffisamment décidés à tenir ce bras de fer durant des mois et des années.

Une autre réaction possible consiste à essayer d'améliorer le système de l'intérieur, en acceptant ses structures fondamentales (surtout quand il s'agit d'Etats démocratiques) et en essayant d'agir par ses organes légitimes. Cette démarche, que l'on pourrait qualifier de "parlementaire", est certainement moins spectaculaire - et donc moins médiatique - mais plus porteuse à long terme que la précédente, par la capacité des acteurs à influer sur l'élaboration des lois et sur le contrôle de l'action gouvernementale. Pour ma part, c'est celle dans laquelle je me reconnais.

Les élections cantonales de mars prochain, auxquelles je me porterai candidat sur le district de Lausanne, seront ainsi l'occasion de débats passionnants (j'espère!) sur les enjeux d'équité sociale et du rôle de l'Etat. Elles seront l'occasion pour le citoyen de se déterminer sur des choix de société, et de choisir les femmes et hommes politiques qui les représentent au mieux. J'aurai l'occasion, via ce blog, d'expliciter la mienne. Mais à la fin, il restera à tous ceux qui ont le droit de vote de faire l'acte essentiel...voter!!

D'ici là, je vous souhaite à toutes et tous de très belles fêtes de fin d'année et une très heureuse année 2012!