24.08.2011

Cinq bonnes raisons de voter oui à la LEO

A quelques jours du scrutin, et alors que la campagne fait rage sur ce dossier brûlant, il n’est pas inutile de rappeler quelques bons arguments pro-LEO :

1) La LEO n’est pas un avatar d’EVM. Le projet rompt clairement avec les éléments les moins réussi de cette réforme des années 90, sans pour autant revenir aux années 60. Contrairement à ce qu’affirment les initiants, la LEO n’est pas animée par une pédagogie « socioconstructiviste » ou « piagétienne » (o apparaissent ces termes dans le texte ?) mais tiennent compte du besoin de retour à un enseignement plus structuré. On peut certes invoquer le fait que la LEO laisse la liberté pédagogique…mais c’est le cas aussi d’Ecole 2010, qui se contente simplement de privilégier les pédagogies « dites explicites » ! On se rend donc compte à la lecture des textes (beaucoup plus éclairante que les gesticulations de campagne) que la LEO permet le même retour à un enseignement plus structuré qu’Ecole 2010 ;

2) Ecole 2010 met en péril l’harmonisation intercantonale. Contrairement au projet LEO, l’initiative n’est pas entièrement conforme au concordat HarmoS, dont les objectifs politiques ont été voulus par 86% des Suisses en 2006. Certes, elle pourra être adaptée par le Gand Conseil le cas échéant. Mais il s’agira d’un bricolage dont le résultat sera difficilement convainquant (et qui promet par ailleurs de belles bagarres entre les députés). Quant au plan d’étude romand (PER), qui doit être implémenté en 2012, inutile de dire que son introduction se fera sous de sérieuses réserves si l’initiative l’emporte ;

3) La LEO est le projet qui répond le mieux aux besoins de l’économie et de la société en général. Ecole 2010 prétend améliorer le niveau des élèves à leur sortie de l’école mais en reste à des slogans généraux. Développer la VSO comme une véritable voie pré-professionnelle ? Fort bien, mais après ? La LEO, elle, apporte des solutions concrètes : 18 semaines d’école en plus pour chaque élève au terme de sa scolarité, une augmentation des heures de cours en français et en mathématiques. Et ceux qui se destinent à un apprentissage auront au programme des « options orientées métiers » qui leur permettront de se faire une idée du monde du travail et les confronteront concrètement aux attentes des employeurs ;

4) La LEO n’est pas un projet gauchiste. A moins bien sûr de considérer que les radicaux et libéraux, qui soutiennent la LEO, sont des crypto-socialistes. Le projet de loi a clairement évolué depuis la mise en consultation et reflète maintenant les positions réunies de la gauche et de la droite, excepté l’UDC, le centre patronal et quelques acteurs politiques isolés. Comment admettre dans cette configuration que la LEO est un projet socioconstructiviste limite baba-cool? Enfin, imaginer que la LEO est un plan socialiste pour sous-éduquer la jeunesse et se créer des électeurs – argument entendu ça et là – est au mieux un triomphe de la mauvaise foi, au pire une forme de paranoïa politique inquiétante ;

5) Par contre, Ecole 2010 n’est pas une démarche apolitique comme le prétendent ses défenseurs. Elle s’inscrit clairement dans la vision conservatrice et très libérale de l’UDC, de la ligue vaudoise et du centre patronal, qui la soutiennent officiellement et financent sa campagne. Il y a d’ailleurs fort à penser que si ces organisations l’emportent le 4 septembre, elles ne s’arrêteront pas en si bon chemin et entreprendront d’autres démarches pour ramener l’école en arrière.

Le PDC vaudois, tout comme la majorité des partis représentés au Grand Conseil, soutient la LEO et s’est prononcé contre Ecole 2010. J’espère que les Vaudoises et Vaudois feront le même choix dans 10 jours.

Commentaires

Votre argumentation ne tient pas la route, comme une majorité d'enseignants de mon collège je défends Ecole 2010 et j'espère que les vaudois feront de même. Je ne me sens pas du tout lié à l'UDC.
Je vous donne juste mon point de vue l'harmonisation approuvée par le peuple à 86 %. Voilà un exemple emblématique de votation vide de sens. Personnellement je ne sais ce qu'ils vont harmoniser, chaque classe est un monde différent, chaque enseignant est différent avec ses propres motivations. L'harmonisation est avant tout une démarche de pur politique politicienne, centralisatrice et administrative. Elle ne m'apporte rien en tant que parent d'élèves et encore moins en tant qu'enseignant ! Travaillant dans plusieurs classes d'un même degré il n'y a pas un jour où je me dis que cette harmonisation n'est que du vent.
Le fait que tous les partis politiques soutiennent la LEO et non Ecole 2010 n'est pas un blanc-seing ou une garantie de sérieux. Bien au contraire, pour avoir participé à quelques débats, j'ai constaté à quel point les politiciens sont complètement décalés sur le sujet. et en particulier ACL, ce qui m'a définitivement décidé, comme beaucoup de mes collègues à soutenir Ecole 2010.

Ecrit par : Martin | 26.08.2011

LEO n'est peut-être pas un projet seulement "gauchiste", mais surtout le rêve d'une génération habituée à une certaine facilité sur le plan économique et social (croissance, chômage quasi inexistant) et cherchant désespérément à éviter un dur réveil.
Quelques horreurs tirées de la brochure explicative de LEO :

"Les années 7 et 8 font désormais partie du degré primaire".
Bien sûr... pour que les gens conforment leurs attentes à la baisse de niveau de l'école !

"Les élèves vont tous jusqu’au bout du programme de 11e année".
Que fait-on avec ceux qui n'y arrivent pas, malgré les "appuis", etc., notamment parce qu'ils ne le veulent pas vraiment ? Si je comprends bien, on leur donne quand même un certificat, qui n'a donc aucune valeur... Pas sûr que cela va renforcer la confiance des futurs employeurs en l'école, déjà très entamée.

"Comme un élève ne peut avoir plus de deux ans de retard au cours de sa scolarité, il ne peut redoubler que deux fois".
Une absence de retard ne se décrète pas - comment peut-on écrire une telle énormité !!? On peut soit admettre un retard et faire en conséquence (Ecole 2010), ou le cacher par idéologie (LEO), en traînant des jeunes complètement largués dans des classes, en plus du désordre créé par la fusion VSO-VSG. Les enseignants, déjà bien (sur)chargés par les problèmes actuels, apprécieront cette "attention" à sa juste valeur... pas étonnant qu'ils soient à l'origine d'Ecole 2010 !

"Si le comportement de l’élève est adéquat, la prolongation de la scolarité devient automatique."
Cet exemple illustre bien le compromis boiteux qu'est LEO : il n'était pas idéologiquement acceptable pour la gauche de redoubler une 3e fois, mais pas réaliste pour les autres de l'éviter... On a donc trouvé une formulation élégante pour ce qui n'osait s'appeler un 3e redoublement : "classe de rattrapage".

Ecole 2010 ne découle pas d'une "vison conservatrice et très libérale", mais avant tout d'une démarche de bon sens et de fair-play vis-à-vis de tout le monde : élèves, parents, enseignants, maîtres d'apprentissage et employeurs.
Certes, certaines réalités sont pénibles, comme les échecs, redoublements, difficultés d'apprentissage et autres problèmes de comportement. Cependant, elles sont là, et on peut les gérer honnêtement (Ecole 2010), là où LEO essaie de les noyer dans un énième désordre.
Certes, certains maîtres à penser n'acceptent toujours pas l'idée que les gens n'aient ni les mêmes aptitudes, ni les mêmes envies (*), et cette influence délétère se fait sentir sur LEO. Ecole 2010, au contraire, assume pleinement la diversité, et donne à tous sa chance, indépendamment de l'orientation scolaire et donc sans snobisme ni élitisme.

(*) Etudes de lettres, psycho ou sciences po, à la rigueur scientifiques (mais c'est déjà bassement matériel...)

Ecrit par : zamm | 26.08.2011

Petite précision, concernant la pédagogie socioconstructiviste : il s'agit des propos de M. Daniélou, président de la société pédagogique vaudoise (SPV) dans le 24h du 21.7.2011 :
"Nous aimerions faire de la pédagogie socioconstructiviste d'obédience piagétienne".

La SPV étant le bras armé idéologique de Mme Lyon (et d'EVM), il faut une bonne dose de mauvaise foi pour prétendre que ses positions seraient ignorées en cas de victoire de LEO...

Ecrit par : zamm | 26.08.2011

J'aimerai également préciser concernant la phrase incriminée de M. Daniélou que selon ce dernier, elle a malheureusement été déformée par la journaliste. Ce qui a été prononcé est que "la pédagogie socioconstructiviste d'obédience piagétienne est une invention des initiants". Ce qui change évidemment son sens...

Le fait est que les initiants énoncent un certain nombre d'idées ou de valeurs - dont on peut discuter de la pertinence - mais sans donner de pistes pour leur réalisation. La LEO, au contraire, est chiffrée et offre des solutions claires, p.ex. pour l'augmentation des heures de cours. En d'autres termes, voter Ecole 2010 s'apparente assez simplement à un coup de gueule: OK, ça soulage, mais qu'est-ce qu'il se passe après? Qui paiera les dizaines de millions pour la séparation des filières dans des bâtiments différents? Le contribuable sans doute...

Si on voulait bien entendre que la LEO souhaite aussi rompre avec les dérives d'EVM, renforcer la discipline et le respect en classe, renforcer le niveau des élèves à la sortie, on en serait peut-être pas à cette guerre de chiffonniers aujourd'hui. Et je ne crois pas qu'invectiver la cheffe des écoles fasse utilement avancer le schmilblick.

Ecrit par : Axel Marion | 26.08.2011

Rien à voir mais Daniélou était mon prof de francais à Renens :-)

Ecrit par : DdD | 26.08.2011

Déformation ou pas, la phrase incriminée correspond bel et bien à la réalité - il suffit de regarder la documentation sur le site de la SPV, qui fait explicitement référence aux concepts & méthodes de Piaget :
http://www.spv-vd.ch/PDF/AD08_expose_motif_ecole_reussite.pdf

Les "dizaines de millions pour séparer les filières" sont une pure invention. L'article 48-5 de l'initiative se borne à préconiser "en règle générale" le regroupement d'une filière "dans un même bâtiment", notamment pour "en faciliter l’organisation". On est bien loin d'une obligation de construire un Mur de Berlin entre filières - elles peuvent même être toutes dans le même bâtiment ! Sur cette base, on peut donc facilement chiffrer le coût d'une telle mesure : zéro.

Le coût principal estimé de l'initiative consiste en la création de "classes d'encadrement renforcé" pour élèves à problèmes, condition si ne qua non pour améliorer leur comportement et permettre l'apprentissage des autres. LEO, par idéologie (éviter à tout prix de "stigmatiser"), veut non seulement mélanger ces élèves, avec les actuelles VSO et VSG, mais aussi y ajouter ceux qui n'arrivent pas à suivre : il est évident que cela ne peut fonctionner - il ne s'agit pas d'"invectives" ou de "guerre de chiffonniers", mais de simple bon sens !

Ecrit par : zamm | 26.08.2011

Mais comment font les enseignants des cycles initial et primaire pour prendre soin de tous leurs élèves? Ceux-ci ne sont pourtant pas séparés en trois filières, ni même deux...
Quand, arrivés en première année primaire, certains élèves, par exemple, ne connaissent pas toutes les lettres alors que d'autres lisent couramment...
Comment font-ils alors ces enseignants-là avec un tronc commun dans lequel chacun de leurs élèves représente un niveau différent, ceci dans chaque domaine étudié?

Font-ils de la politique? Lancent-ils des initiatives?

Ces questions me semblent vraiment absurdes et totalement inadéquates en regard de la tâche -insurmontable?- qui leur est demandée.

Ecrit par : thomas68 | 29.08.2011

Justement, selon les partisans de LEO, un tel enseignement mono-voie devrait amener tout le monde à un très haut niveau de savoir largement partagé...
La réalité est bien loin de ces belles théories : malgré deux heures d'appui supplémentaires par semaine pour les élèves ayant de la peine, les différences ne font que se creuser tout au long de ces deux cycles, pour finalement devenir totalement ingérables après la 4e primaire.

Ecrit par : zamm | 29.08.2011

DERNIER RAPPEL POUR TOUS CEUX QUI NʼAURAIENT PAS ENCORE VOTÉ

Notes :
Ecole 2010 souhaite un retour aux notes dès la première primaire.

La LEO, par souci de compromis, réintroduit les notes dès la 3e primaire.

Moyennes :
Ecole 2010 souhaite un retour aux moyennes, avec une réussite de lʼannée scolaire auxconditions suivantes:
4 de moyenne dans toutes les branches
4 de moyenne dans les branches de certificat (français, maths,
allemand, anglais, option)
Elle part de l’idée qu’un retour aux moyennes encouragerait les élèves à briller dans leur domaine dʼexcellence (plutôt quʼà cultiver la médiocrité, comme cʼest souvent le cas aujourdʼhui.)

Lʼécole actuelle octroie un passage au degré supérieur avec 3 points négatifs dans toutes les branches, ce qui permet aux élèves de passer avec 6 branches à 3.25 (3.5), et tout le reste à 3.75 (4).
La LEO ne remédie pas à cet état de fait.

Rythme :
Ecole 2010 souhaite que lʼécole réintroduise un rythme annuel, plutôt que les cycles de deux ans ou de quatre ans proposés par la LEO. Un rythme annuel permettrait de définir des objectifs plus clairs et plus précis, et ce dʼautant plus que la promotion des élèves au degré supérieur a de toute façon lieu au terme dʼune année, et non pas dʼun cycle.

Voies :
Ecole 2010 propose le maintien des trois voies, avec des changements au niveau de la VSO, qui deviendrait la VSP (voie secondaire préprofessionnelle): un accent mis sur les branches de base (français, maths), ainsi quʼune véritable orientation professionnelle avec diverses options.

Loin de vouloir stigmatiser ou pénaliser les élèves les plus faibles, Ecole2010 souhaite donner à ces élèves le maximum de chances de réussir là où aujourdʼhui ils sont à la traîne.

Ecole 2010 est accusée de vouloir enfermer les élèves dans une voie sans issue: cʼest faux, car elle réintroduit la possibilité dʼun passage entre les différentes voies, et ce, non pas seulement à la fin de la 7e (comme cʼest le cas aujourdʼhui à certaines conditions), mais aussi à la fin de la 8e.

La LEO propose le mélange des élèves de VSG et de VSO, mais nul ne sait de combien dʼélèves seront constituées les futures classes ainsi constituées. Les classes de VSO actuelles ont des effectifs plus bas que les (actuelles) VSG et VSB, ce qui permet au maître un suivi plus personnalisé de ses élèves (qui enseigne la plupart des branches dans sa classe).

De plus, aux dires de leurs enseignants, les élèves de VSO ont besoin dʼune
présence forte de leur maître de classe. Lʼintroduction de niveaux dans les branches principales ferait de ces nouvelles classes des classes composites, sans réelle unité, et le travail de maître de classe ne pourrait plus sʼeffectuer avec la même efficacité. Nʼest-ce pas finalement réintroduire ce que lʼon veut rejeter, mais de manière beaucoup plus complexe et difficile à mettre en oeuvre?

Lʼintroduction des niveaux en 5e et 6e était un des fers de lance de la réforme EVM. Or, nul nʼignore que pour la plupart, ces niveaux nʼont jamais été mis en place sérieusement, faute de moyens. Les élèves suivent ensemble les cours de maths, de français et dʼallemand, et parfois, selon les établissements, des niveaux sont mis en place à raison d’une heure par semaine.

La question suivante semble donc légitime: les niveaux promis seront-ils mis en place de manière aussi efficace que lors de la dernière réforme?
Finalement, les élèves qui finiront lʼécole obligatoire aux niveaux les plus bas des
branches principales ne seront-ils pas aussi “stigmatisés”, ce à quoi prétend échapper la LEO?

Orientation pédagogique :
Ecole 2010 souhaite rendre à lʼenseignement une orientation pédagogique tournée vers des méthodes dites explicites, avec une liberté pédagogique pour les
enseignants - à condition, bien évidemment, que ceux-ci conduisent leurs classes à la maîtrise des objectifs définis en début dʼannée. Nʼest-ce pas là, finalement, le but de lʼécole? Amener les élèves à maîtriser des notions clairement définies, avec des
pédagogies qui peuvent varier selon les branches enseignées.

Fin de scolarité :
La LEO introduit la fin de la scolarité obligatoire, non pas à 15 ans, mais à la fin de la 9e année (future 11e année selon Harmos), pour tous, quels que soient lʼâge, la motivation et le comportement des élèves.

Conclusion :
Les gymnases et les patrons se plaignent dʼune baisse de niveau généralisée. Ecole 2010 tente modestement, par des propositions concrètes, d’y remédier, sans pour autant révolutionner le système et occasionner les difficultés d’adaptation que l’on connaît lors de tout changement important.

Valérie, enseignante

Ecrit par : 1020Renens | 02.09.2011

Bonne remarque lue plus haut.
Comment font les maitresses primaire en l'absence de filière? Ben... Je sais pas? Peut-être de la pédagogie? Contrairement aux collègues de l'autre intervenant ci-dessus qui sont au collège et qui vont voter ecole2010.
Cela ne m'étonne pas, c'est a croire que l'enseignement au collège ne nécessite que du bon sens et pas de pédagogie. Être enseignant c'est être professionnel, et le socio constructivisme fait partie des outils de l'enseignant. Ça n'est pas tombé du ciel comme quand on a la foi, c'est au contraire issu de la recherche, donc effectivement réfutable, mais pas réfutée. Contrairement aux dogmes qui sont souvent avancés gratuitement, sans fondement, juste parce que cela semble être du bon sens.

Ecrit par : Oripo | 03.09.2011

Pour répondre à votre question. Comment font les maîtresses et les maîtres au primaire en l'absence de filière ?
C'EST SIMPLE ON S'ARRANGE POUR LES FAIRE PASSER LE A NE VEUT RIEN DIRE ET NOUS RECEVONS CHAQUE ANNEE DES ENFANTS QUI ONT PA EN FRANCAIS ET NA AU ECR. ON LES FAIT PASSER EN DOUCE.
CONCLUSION LA LEO SERA UNE FAILLITE TOTALE

Ecrit par : Martin O | 07.09.2011

A Monsieur Marion.
A vos 5 bonnes raisons de voter la LEO. Il n'y en pas une qui tient la route.
Je suis enseignant apolitique et je suis pour l'Ecole 2010. Mais je vous laisse à vos illusions et vos dogmes foireux.Tenez prenez le projet Harmos. Si vous connaissiez un tantinet le monde de l'éducation et de l'enseignement, vous sauriez que c'est délire administratif qui n'apporte rien aux enseignants et aux élèves, mais rassure les politiques, les administratifs et peut être certains parents. Mais chaque classe est différente, chaque enseignant est différent avec ses motivations et sa gestion de classe. Visitez une fois une dizaine de classe de 3 P ou 5 S je ne sais et vous poserez la question de sens de l'harmonisation.
Que le peuple ait voter le projet à 80 % cela ne veut rien puisque 9 fois sur 10 on ne sait pas sur quoi on vote réellement dans ce pays

Ecole 2010 était complètement apolitique contrairement à ce que vous dites. Il est regrettable que ce soit le seul parti qui est soutenue cette initiative. Car ce que passe à l'école finalement on préfère le taire, et l'on a vu avec l'initiative comment sont traités les enseignants par la hiérarchie. Aussi ne me parler plus de démocratie. Je suis dégoûté et ce sont les enfants qui ont le plus de difficultés qui vont payer les erreurs de dimanche passé

Ecrit par : Martin O | 07.09.2011

@Martin O: entre votre constat et votre conclusion, je ne vois aucun lien, ni une réponse à la question posée.

Ecrit par : thomas68 | 07.09.2011

Le fait qu'un projet soit politique ou apolitique n'en fait pas pour autant un bon ou un mauvais projet.
Je suis aussi enseignant, et chercheur en sciences de l'éducation, je suis d'accord avec vous sur le fait qu'HarmoS peut tout a fait ne rien apporter à personne, comme en son temps EVM.
Mais la raison, il faut plutôt la chercher dans le fait qu'un enseignant qui se sent déstabilisé par la nouveauté ne fera rien pour changer... et les conceptions sont très prégnantes chez les enseignants qui croient qu'avoir passé 20 ans en tant qu'élèves suffit à devenir enseignant.
Je me répète mais ce n'est pas en passant des années en soin à l'hôpital que l'on peut se décréter compétant en tant que chirurgien, c'est pourtant ce que font la plupart des gens, enseignants en tête, embrassant justement toute sorte de dogme sur un enseignement qui "a fait ses preuves", c'est peut être vrai, mais un paramètre a changé entre temps, et pas le moindre: les élèves!
Je pense qu'en tenir compte c'est aussi respecter les enfants.

Ecrit par : oripo | 07.09.2011

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