27.02.2011

Pourquoi ne pas élire au centre ?

On entend souvent dire que la meilleure politique du centre, c’est la rencontre (voire le choc) des projets de droite et de gauche et les compromis qui en ressortent. Ce qui expliquerait pourquoi les électeurs accordent leurs voix à des partis clairement profilés d’un côté ou de l’autre de l’échiquier, alors qu’ils espèrent une politique équilibrée et nuancée – tel que cela ressort de la plupart des votations. Comment expliquer ce paradoxe ? Cela tient sans doute au fait que les partis du centre, et le PDC en premier lieu, n’ont pas su expliquer ce qu’ils apportaient en plus, en quoi leur politique n’était pas simplement celle du « juste milieu » mais bien d’un projet dynamique et original. Les présentes élections communales nous apportent cette opportunité.

 

Prenons des exemples tirés de la campagne à Lausanne. En matière de sécurité, le PDC aborde deux problématiques complètement délaissées par les autres partis – les cambriolages (pourtant 86% des délits selon la dernière enquête statistique) et l’éclairage public, notamment celui des passages souterrains. En évitant le délire sécuritaire et le déni de réalité, nous proposons ainsi des mesures concrètes qui permettraient d’améliorer le quotidien des Lausannois. Autre exemple, les finances publiques et les grands investissements prévus. Sans remettre en cause la nécessité de créer ou rénover les infrastructures nécessaires pour le développement de la ville, on peut se demander s’il est pertinent que tant de chantiers soient menés durant la même décennie à Lausanne (Métamorphose, Beaulieu, Axes forts, etc.). La nécessaire réduction de la dette, sans compter encore le énième renflouement de la Caisse de pensions, ne pourra passer que par une réduction du train de vie communal ET une révision des investissements. Curieusement, aucun des principaux partis ne le mentionne aujourd’hui. Un troisième exemple concerne l’accueil préscolaire : bien que faisant partie de l’opposition au Conseil communal, nous reconnaissons les mérites de l’action des Municipalités précédentes qui ont largement développé les places en crèches et garderies. Nous souhaitons simplement poursuivre cet effort en misant essentiellement sur le partenariat public-privé, afin de soulager les finances publiques.

 

Suivant ces exemples, le PDC démontre ce que le centre peut amener à la vie politique : une approche décomplexée, fondées sur des valeurs fortes – la proximité, la subsidiarité, le souci de trouver des solutions réalistes et viables sur le long-terme – et la prise en considération des meilleures idées, et non sur des idéologies dépassées qui crispent le débat politique. De « ventre mou » du jeu politique, tel qu’il est encore perçu aujourd’hui, le centre devient alors au contraire celui par qui la solution arrive. Si cette philosophie est la vôtre, nous ne pouvons que vous inviter à choisir la liste 10 le 13 mars prochain.

Commentaires

On ne vas vers le pdc parce que nous un électorat idiot, on ne vous comprend pas alors on vote udc

Ecrit par : cacao | 09.03.2011

Les citoyens votent UDC, les cons votent PDC...

Ecrit par : Géo | 10.03.2011

Je vous laisse responsable de vos propos, mais en toute objectivité il me semble que c'est l'inverse: nous ne reculons pas devant la complexité des sujets et essayons d'en tirer la meilleure politique possible, réfléchie, fondée et argumentée. Tout au contraire de l'UDC! Nos électeurs se reconnaissent certainement dans cette approche intelligente.

Ecrit par : Axel Marion | 10.03.2011

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