24.01.2012
La classe moyenne ne doit plus être le pigeon de service
Au secours de la classe moyenne! C'est le thème de campagne du PDC vaudois pour ces élections cantonales. Un choix moins surprenant qu'il peut paraître au premier abord. Notre combat en faveur des familles - qui reste au coeur de notre action - s'inscrit en effet parfaitement dans ce cadre, étant entendu que les parents qui ont le plus besoin d'une réforme du système sont ceux qui appartiennent à la classe moyenne. Les ménages faisant partie de la classe aisée ont les ressources pour faire face aux rigueurs de la crise, et les familles paupérisées peuvent compter à bon droit sur le soutien de la collectivité via les subsides à l'assurance-maladie, les loyers modérés, etc. Par contre, entre les deux, la classe moyenne souffre d'abandon. Entre les assurances, le loyer, les impôts, les frais de transport et autres prélèvements obligatoires et charges diverses, cette catégorie de population a des fins de mois difficiles. Habituée à serrer les dents, trop fière et sans doute trop occupée par les tâches de la vie quotidienne pour réagir avec fermeté, elle se laisse lentement consumer. C'est cette réalité qu'il faut s'employer à changer! Car la prospérité de notre pays en dépend. Si la classe moyenne tousse, tout le pays s'enrhume....
Il n'est du reste pas surprenant que le PDC empoigne ce combat. Les socialistes sont historiquement liés au monde ouvrier, et représentent maintenant de plus en plus les élites intellectuelles. Le PLR quant à lui incarne la "classe dominante" et l'héritage de la bourgeoisie. L'UDC est passée du monde agricole au populisme anti-tout. Enfin les Verts sont restés en bonne partie associés à leur thématique dominante, l'environnement. Si tous ces partis ont un discours sur la classe moyenne, aucun d'entre eux ne peut prétendre se fonder sur la réalité du citoyen "lambda", qui assume quotidiennement son travail sans dogmatisme idéologique ni râleries permanentes. Seul le Centre a maintenant cette liberté d'action et de pensée qui lui permet d'agir sans parti pris au bénéfice de la majorité silencieuse de notre pays, soit la classe moyenne.
L'actualité nous rappelle cette situation tous les jours. Dans "le Matin" d'aujourd'hui, le président de la Migros Claude Hauser estime que les Suisses sont des "pigeons" en se laissant imposer des prix excessifs sur les biens de consommation. S'il n'est guère convenable de traiter ainsi ses propres clients, il a raison sur le fond. Il faut cependant élargir le propos au champ plus général du politique. Si les autorités ne prennent pas garde à limiter les ponctions sur le "consommateur moyen" (on en revient à la classe moyenne), celui-ci se laissera envahir par le rejet du système, réagira comme le font les "Indignés" ou viendra grossir le vote des partis populistes. Personne n'y gagnera rien, et surtout pas cette majorité silencieuse. Offrons-lui des pistes de solutions raisonnables mais concrètes avant que le dégoût s'installe!
18:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pdc, élections cantonales, classe moyenne
23.12.2011
D'une année (politique) à l'autre...
Voici Noël! L'occasion de faire le point sur l'année écoulée, riche en actualité politique, et d'envisager quelques pistes pour la prochaine.
Au niveau mondial, on retiendra certainement deux séries d'événements majeurs en 2011: le Printemps arabe et la crise de la dette en Europe. Quelle différence entre les deux! Le premier symbolise ce qu'il peut y avoir de meilleur dans l'homme: le courage de se battre pour sa liberté, la volonté d'en finir avec les tyrannies, le sentiment d'appartenance à une fraternité internationale (grâce aux réseaux sociaux notamment) - ceci même si la situation actuelle dans les pays "libérés" est loin d'être rose. A l'inverse, la crise de l'euro symbolise la décrépitude du monde occidental et européen, enferré dans ses compromissions politiques et financières, et la faiblesse de dirigeants incapables de tracer une ligne claire dans leurs actions...
Quel contraste! Des pays arabes, longtemps considérés comme arriérés, qui manifestent leur modernité, leur envie de rejoindre le monde occidental et ce dernier qui se décrédibilise dans le même temps, notamment l'Union européenne, porteuse d'un rêve merveilleux dans la 2e moitié du 20e siècle et maintenant échouée sur des rivages vaseux...
Ces deux mouvements de fonds nous interpellent sur nos actions de citoyens - et pour certains d'entre nous, de femmes ou d'hommes politiques. Il existe sans doute deux manières fondamentalement différentes de réagir. La première se retrouve sous les traits des "Indignés" qui se mobilisent en Espagne, en Grèce, aux Etats-Unis et ailleurs. Ceux-ci espèrent que leur révolte permanente fera changer les choses par un rapport de force avec les décideurs, les "possédants". C'est une noble ambition, mais tout porte à croire qu'elle s'éteindra petit à petit, faute de résultat et de combattants suffisamment décidés à tenir ce bras de fer durant des mois et des années.
Une autre réaction possible consiste à essayer d'améliorer le système de l'intérieur, en acceptant ses structures fondamentales (surtout quand il s'agit d'Etats démocratiques) et en essayant d'agir par ses organes légitimes. Cette démarche, que l'on pourrait qualifier de "parlementaire", est certainement moins spectaculaire - et donc moins médiatique - mais plus porteuse à long terme que la précédente, par la capacité des acteurs à influer sur l'élaboration des lois et sur le contrôle de l'action gouvernementale. Pour ma part, c'est celle dans laquelle je me reconnais.
Les élections cantonales de mars prochain, auxquelles je me porterai candidat sur le district de Lausanne, seront ainsi l'occasion de débats passionnants (j'espère!) sur les enjeux d'équité sociale et du rôle de l'Etat. Elles seront l'occasion pour le citoyen de se déterminer sur des choix de société, et de choisir les femmes et hommes politiques qui les représentent au mieux. J'aurai l'occasion, via ce blog, d'expliciter la mienne. Mais à la fin, il restera à tous ceux qui ont le droit de vote de faire l'acte essentiel...voter!!
D'ici là, je vous souhaite à toutes et tous de très belles fêtes de fin d'année et une très heureuse année 2012!
20:33 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.10.2011
Les jeunes au coeur de la semaine politique!
Les jeunes ont été au centre de quatre actualités politiques et médiatiques cette semaine. Petit tableau en quatre dates :
Ce mardi, le Conseil national décidait d’interdire la publicité pour le petit crédit. Cette mesure est destinée à lutter contre l’endettement endémique des jeunes, qui fait de plus en plus de ravages. Il était temps que les chambres fédérales prennent position sur cet enjeu capital pour toute une génération. Comment peut-on accepter que des jeunes se retrouvent piégés avec plusieurs dizaines de milliers de francs de dettes à 20 ans à peine ? Surtout que cet endettement consolide la société de consommation, voire des comportements anti-écologiques et dangereux comme le leasing de voitures surpuissantes.
Mercredi, on apprenait les chiffres de l’assurance-maladie obligatoire pour 2012 : + 4,4% d’augmentation moyenne pour les jeunes jusqu’à 24 ans ! Il y a décidément une question (philosophique) que je me pose : comment se fait-il qu’une tranche d’âge sensée être au top de sa forme soit prétéritée dans le système de l’assurance-maladie ? En quoi les jeunes présentent-ils un profil particulièrement à risque ? De plus, est-il logique d’augmenter constamment les primes d’une population qui n’a que peu de moyens ? N’est-ce pas contradictoire avec la mesure décrite au paragraphe précédent ? Bref… Oui à une caisse unique pour l’assurance obligatoire si elle arrive à résoudre cette quadrature du cercle !
Jeudi, divers organismes dont le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) et le groupe vaudois de liaison des activités de jeunesse (GLAJ-Vaud) ont sorti un flyer rappelant l’existence du congé jeunesse. Il s’agit d’une disposition du code des obligations permettant aux jeunes jusqu’à 30 ans de bénéficier de 5 jours de congé (a priori non payé) pour des activités bénévoles d’encadrement et de formation. Cette disposition existe depuis 20 ans cette année mais reste encore largement méconnue…malheureusement ! Elle est pourtant d’une aide précieuse pour les jeunes qui donnent de leur temps pour la collectivité et développent ainsi des qualités précieuses, aussi pour leur employeurs. A noter au passage, et avec remerciements, le soutien indéfectible des représentants des entreprises (le centre patronal vaudois p.ex.) pour la promotion de ce congé jeunesse.
Vendredi, les chambres fédérales ont mis la dernière main à la révision de la loi fédérale sur les activités de jeunesse. Cette révision conduit notamment à la reconnaissance pleine et entière des activités en milieu ouvert (animation socioculturelle, ou encore les « centres de loisirs »). Par contre, les conditions se durcissent pour le soutien aux organisations de jeunesse et les montants prévus (9 millions) ne sont de toute évidence pas à la hauteur. « Bien » mais « peut mieux faire » sont donc les conclusions auxquelles arrivent les organisations de jeunesse quant à cette nouvelle loi. Il est maintenant essentiel que les chambres acceptent la disposition Viola Amherd qui demande la création d’une base constitutionnelle donnant des compétences à la Confédération dans le domaine de la politique de la jeunesse.
Une chose est certaine : les prochaines élections fédérales seront capitales aussi en matière de politique de jeunesse. Aux citoyens de jouer…
23:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jeunesse, élections fédérales

